Attribuer à des événements ordinaires une signification personnelle inhabituelle, sans conviction délirante complète.
DSM-5-TR · Groupe A · trouble de la personnalité
Ai-je un trouble de la personnalité schizotypique ?
Le trouble de la personnalité schizotypique correspond à un inconfort marqué dans les relations proches, associé à des particularités cognitives ou perceptives et à une certaine excentricité. Avoir quelques traits ne signifie pas avoir un trouble de la personnalité : le DSM-5-TR exige un mode de fonctionnement durable, envahissant et cliniquement significatif.

DSM-5-TR
Quels sont les critères DSM-5-TR ?
Le DSM-5-TR retient au moins 5 critères parmi 9, en plus des conditions générales d’un trouble de la personnalité.
Critères spécifiques — reformulés
Avoir des croyances inhabituelles ou une pensée magique qui influence le comportement et ne s’explique pas par les normes culturelles.
Présenter des expériences perceptives inhabituelles, y compris des sensations corporelles étranges.
Avoir une pensée ou un discours inhabituel : vague, métaphorique, très élaboré ou stéréotypé.
Présenter une méfiance ou des idées de tonalité paranoïaque.
Avoir une expression affective limitée ou parfois peu adaptée au contexte.
Présenter un comportement ou une apparence inhabituel, excentrique ou singulier.
Avoir très peu d’amis proches ou de confidents en dehors de la famille proche.
Ressentir une anxiété sociale importante qui persiste même avec la familiarité et est surtout liée à des craintes paranoïaques.
Référence diagnostique : DSM-5-TR (American Psychiatric Association, 2022). La formulation ci-dessus est volontairement synthétique.
Les critères spécifiques ne suffisent pas à eux seuls
- Le fonctionnement est durable, rigide et présent dans des contextes variés — pas seulement pendant une crise ou dans une relation particulière.
- Il entraîne une souffrance importante ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou d’autres domaines essentiels.
- Le profil est stable dans le temps et remonte au moins à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
- Il ne s’explique pas mieux par un autre trouble mental, les effets d’une substance ou d’un médicament, ni par une affection médicale.
Diagnostic différentiel
Schizotypique ou trouble psychotique ?
Le diagnostic différentiel porte notamment sur la schizophrénie et les troubles de l’humeur avec caractéristiques psychotiques. Dans ces troubles, les délires, hallucinations ou autres symptômes psychotiques sont plus nets et plus envahissants. La personnalité schizotypique se distingue aussi des personnalités paranoïaque et schizoïde par ses particularités cognitives, perceptives et comportementales.
Évaluation clinique
Comment poser le diagnostic ?
Le diagnostic ne repose pas sur une simple liste de symptômes ni sur un questionnaire isolé. Il nécessite un entretien clinique, l’étude de l’histoire du fonctionnement, du retentissement dans différents contextes et un diagnostic différentiel. Les questionnaires et tests de personnalité peuvent compléter cette analyse.
Les 10 troubles spécifiques du DSM-5-TR
Voir les autres troubles de la personnalité
Les troubles de la personnalité partagent certains traits et peuvent parfois se chevaucher. Le diagnostic différentiel est donc essentiel.
Vous vous interrogez sur votre fonctionnement de personnalité ?
Un bilan émotionnel et de personnalité peut aider à confronter plusieurs hypothèses, comprendre le fonctionnement global et éviter de conclure trop vite à partir de quelques traits isolés.


