10 signes de Haut Potentiel
Des repères pour comprendre pourquoi l’hypothèse du HPI peut se poser.
Voir les 10 signes →Confiance en soi · Haut Potentiel
Vous réussissez, mais vous avez l’impression que cela ne prouve rien. Vous attribuez vos succès à la chance, au contexte ou à l’aide des autres. Et vous craignez qu’un jour quelqu’un découvre que vous n’êtes pas aussi compétent que vous en avez l’air. C’est le cœur du syndrome de l’imposteur.
Le syndrome de l’imposteur est une tendance à douter de ses accomplissements et à attribuer ses succès à des facteurs extérieurs, comme la chance, l’aide d’autrui ou le fait d’avoir été là au bon moment. La personne peut avoir objectivement réussi et continuer pourtant à se vivre comme une fraude, avec la peur d’être un jour « démasquée ».
J’observe souvent ce mécanisme chez des adultes à Haut Potentiel et chez des enfants précoces. Cela peut paraître paradoxal. Pourtant, lorsqu’une personne réussit certaines choses avec une grande facilité, elle peut précisément en retirer l’idée qu’elles « ne comptent pas » : si c’était facile pour moi, cela ne doit pas avoir beaucoup de valeur.

Le perfectionnisme entretient facilement le problème. On remarque davantage ce que l’on ne sait pas faire que ce que l’on maîtrise déjà. Il suffit alors de rencontrer quelqu’un de meilleur dans un domaine pour que ses propres talents paraissent soudain insuffisants.
Certains talents ont été présents si tôt ou sont devenus si naturels qu’ils semblent ordinaires à la personne qui les possède. Elle peut même les vivre comme des bizarreries plutôt que comme des ressources. Le travail consiste alors à changer de regard sur ses capacités, à accepter qu’elles ont de la valeur et à accepter aussi qu’on ne peut pas être excellent partout.
Le syndrome de l’imposteur n’est pas, en lui-même, un trouble psychique. C’est une expérience très répandue, qui peut néanmoins devenir douloureuse lorsqu’elle influence durablement l’estime de soi, les choix professionnels ou la capacité à profiter de ses réussites.

Une personne convaincue qu’elle « n’est pas si intelligente que ça » peut écarter pendant des années l’hypothèse d’un HPI. Le dépistage n’a pas pour fonction de confirmer ce que l’on souhaite entendre, mais de regarder si cette piste est cohérente avec l’ensemble du fonctionnement.
Non. Il ne s’agit pas, en lui-même, d’un trouble psychique. C’est une manière de vivre ses réussites et sa légitimité qui peut cependant devenir très pénible.
Parce que la réussite n’est pas forcément intégrée comme une preuve de compétence. Elle peut être attribuée à la chance, au contexte ou à une facilité considérée comme « normale ».
Il peut être utile si la question du Haut Potentiel revient depuis longtemps et que vous avez tendance à l’écarter systématiquement. Il permet d’obtenir un premier regard extérieur avant de décider si un bilan est indiqué.
Si la question du Haut Potentiel revient dans votre parcours mais que vous avez toujours trouvé de bonnes raisons de l’écarter, le dépistage HPI peut vous aider à sortir de l’auto-évaluation et à obtenir un premier regard extérieur structuré.
Des repères pour comprendre pourquoi l’hypothèse du HPI peut se poser.
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