Les 5 formes de neurodiversité
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Se sentir durablement en décalage, devoir s’adapter en permanence ou constater que l’on ne pense, ne ressent ou n’apprend pas comme la majorité peut amener à se demander si l’on est neuro-atypique.
Le terme « neuro-atypique » peut être utilisé au sens large dans une perspective de neurodiversité : l’objectif n’est pas de réduire une personne à une étiquette, mais de comprendre la nature de sa différence et la manière dont elle peut devenir davantage une force qu’une source de souffrance.
Le terme neuro-atypique a été créé par la communauté autistique pour qualifier les personnes qui ont un diagnostic de syndrome d'Asperger ou d'un autre Trouble du Spectre de l'Autisme. Depuis un certain nombre d'années, le terme neuro-atypique a pris une signification plus large (avec 5 formes principales), englobant les personnes qui présentent un trouble "dys" (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, etc.), un Déficit de l'Attention/Hyperactivité, un Haut Potentiel ou une autre différence neurologique. Le terme neurotypique (NT) désigne toutes les autres personnes.
Souvent, les personnes dont le fonctionnement neurologique s'éloigne de la norme sont stigmatisées. Les différences des personnes neuro-atypiques sont considérées comme des anomalies, des déficiences ou des handicaps. Plus ces différences (comme les 20 différences des personnes Asperger) éloignent la personne d'un fonctionnement neurotypique et plus elles sont considérées comme des défauts. Parler de neurodiversité, c'est contribuer à faire reconnaître et faire accepter ces différences. La variabilité neurologique de l'espèce humaine est une richesse extraordinaire qui doit pouvoir s'exprimer aussi librement que possible. Combien de personnes neuro-atypiques continuent de devoir s'adapter de façon excessive, se plier en quatre pour satisfaire des attentes qui ne leur conviennent tout simplement pas ?
Oui, nombre de différences, comme la pensée en arborescence ou l'hypersensibilité émotionnelle des personnes surdouées, la créativité des personnes ayant un déficit de l'attention ou l'hypersensibilité sensorielle et les intérêts spécifiques de certaines personnes autistes sont de véritables talents, des richesses. Oui, un monde où les neurodivergences sont acceptées et valorisées, un monde où chacun peut vivre en étant exceptionnel à sa manière, est un monde beaucoup plus créatif, novateur et nettement moins conformiste.
Le bilan neuropsychologique est ce qui permet de détecter un fonctionnement neuro-atypique. Le diagnostic est une première étape nécessaire... mais pas suffisante. Il s'agit après de s'approprier sa différence, pour qu'elle devienne le plus possible une source d'épanouissement et soit le moins possible une source de souffrance psychique. Parfois, une psychothérapie est nécessaire.
S'il n'y a pas réellement de consensus sur les types de fonctionnement neurologique dits neuro-atypiques (les personnes bipolaires, schizophrènes, anorexiques ou boulimiques sont-elles neuro-atypiques ? Tous les troubles psychiques sont-ils l'expression d'un fonctionnement neuro-atypique ?), le Haut Potentiel Emotionnel est sans aucun doute une caractéristique neuro-atypique. Le décalage massif lié à une intelligence émotionnelle très élevée correspond bien à une forme de neurodiversité.
Une différence neurologique peut aussi s’accompagner de talents et de ressources ; elle mérite d’être comprise plutôt que seulement normalisée.
Une démarche d’évaluation peut aider à identifier le fonctionnement concerné, puis à mieux s’approprier cette différence.
Haut Potentiel, Trouble du Spectre de l’Autisme, TDA/H ou autre fonctionnement : la première étape consiste à explorer les hypothèses qui correspondent réellement à votre vécu.